A l’occasion du séminaire international sur la mise à niveau et modernisation industrielle, tenu le vendredi 5 mars 2010, Audinet s’est entretenu avec M. Mohamed Ben Abdallah (Directeur Général, Agence de Promotion de l’Industrie).
Audinet : Comment présentez-vous le rôle de l’API dans la réussite du PMI / PMN ?
M. Mohamed Ben Abdallah : on a un rôle moteur dans les deux programmes et notre implication réside dans plusieurs interventions de la part de nos ingénieurs qui font le diagnostic des dossiers ainsi que notre participation aux composantes du programme de mise à niveau.
Nous participons à la réussite de ce programme qui illustre la capacité de notre économie à faire face aux défis. Au démarrage, notre tissu industriel a été marqué par la dominance des sous-traitants en textile/habillement contre la migration, durant ces dernières années, vers des industries à haute valeur ajoutée tel que les industries des composants automobiles, les industries aéronautiques…
La Tunisie dispose d’une cartographie industrielle moderne puisque les secteurs opérationnels sont en perpétuelle évolution en termes de quantité et qualité tel que les industries pharmaceutiques dont l’apport à l’économie nationale est encourageant (cinquantaine d’entreprises capables de couvrir 47% des besoins nationales en médicaments). Il y a lieu de rappeler que ces industries doivent multiplier par cinq leurs exportations pour la période à venir, selon les objectifs du gouvernement.
Audinet : Quels sont les défis de ces deux programmes pour la période à venir ?
M. Mohamed Ben Abdallah : Le programme doit prendre en considération la concurrence féroce en matière de promotion de l’industrie pour améliorer la position de la Tunisie et inciter les
IDE.
On démarre un nouveau quinquennat avec des acquis, savoir-faire et expérience : l’ensemble de ces éléments va nous servir dans la période à venir. Pour les performances, on souligne notre objectif de multiplier par deux les exportations tunisiennes tout en insistant sur les produits à haute valeur ajoutée : ces produits présentent maintenant prés de 24% des exportations et nous espérons les amener à 50%.
On fait partie des engagements de l’Etat qui continue la préparation du terrain au profit de la promotion des investissements à travers la révision des textes juridiques pour l’adapter au nouveau contexte économique surtout le code des investissements, l’Etat travaille encore sur l’amélioration de la formation soit dans l’université ou la formation professionnelle. On compte encore sur nos ingénieurs à travers l’amélioration de leurs nombres pour faire face aux besoins de l’économie de savoir. Nous sommes le premier pays dans le sud de la méditerranée en matière du nombre d’ingénieurs/nombre d’habitants mais nous avons encore du déficit par rapport aux besoins des investisseurs.
Il y a lieu de voir l’environnement puisqu’il présente aujourd’hui un label à part pour nos partenaires européennes d’où l’importance de nos efforts en matière de maitrise d’énergie et la conservation de l’environnement.
L’attribution de la Technologie au ministère de l’Industrie n’émane pas du vide puisque l’industrie tunisienne aura un grand travail d’alignement avec la technologie dans la période à venir et le fait de mettre les deux départements dans le même ministère facilitera la tâche.
Audinet : Après la publication des résultats de ces quinze ans de mise à niveau et modernisation industrielle, qu’est ce que vous pouvez apporter au nouveau programme de mise à niveau des services ?
M. Mohamed Ben Abdallah : Je crois que le programme de mise à niveau des services a commencé avec le PMN/PMI puisqu’on a impliqué des boites de services liés à l’industrie dans le programme. Je pense qu’on est capable de transférer l’opération de mise à niveau à tous les secteurs et services quelque soit les spécificités sectorielles. L’illustration de ce que je viens de dire est le programme de mise à niveau touristique dont le démarrage est fait et nous avons une contribution réelle à ce programme.
Audinet : On constate que les moyens de financement des programmes de mise à niveau restent encore restreints (l’Etat et l’Union Européenne), est ce que vous comptez élargir les sources de financement en faisant appel aux banques tunisiennes ?
M. Mohamed Ben Abdallah : Il y a lieu de signaler avant de vous répondre que la grande masse des financements employés dans les programmes provient du FODEC qui est une source 100% tunisienne. On a voulu éviter la dépendance totale aux financements européens même si on remercie nos partenaires de l’UE tel que la GTZ pour le soutien et le savoir faire qu’ils ont apporté.
Revenant à la question, les banques tunisiennes ne sont pas exclus de ces programmes mais chaque partie a toujours ses ambitions et peut choisir les champs d’interventions qu’elle juge opportun. Les banques tunisiennes ont participé à ce programme et on espère plus.
Â
| Commentaires |
|
La Société Tunisienne de Verreries vient d’annoncer que son chiffre d’affaires a subit une baisse de 11% sur le 1er semestre 2010 par rapport à la même période 2009. La dite-baisse provient d’un mix de production plus intéressant pour la rentabilité en privilégiant le verre teinté destiné au marché local plutôt que le verre blanc destiné l’exportation.
Tunisiana & Samsung Electronics Co. Ltd., annoncent le lancement du Samsung Galaxy S (modèle GT-I9000), le nouveau Smartphone enrichi de nombreuses fonctionnalités intelligentes sur le marché Tunisien.
La Société Nationale de Distribution des Pétroles AGIL vient d’annoncer une augmentation de son capital social de 4.612.400 dinars pour le porter de 27.909.140 dinars à 32.521.540 dinars.
Facebook
Twitter
Digg
Del.icio.us
Reddit
Yahoo
Googlize this










Les grands absents de cette consultation nationale, comme ils ...
les salaires ne suffisent plus en tunise; personne n'a le droi...
le vrai prix de ce type de dacia logan en france est de 6400eu...
Les termes croissance et développement ont fait l'objet de n...
Les concepts,les mesures et la finalité sont trois élément...